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Première chansonnière du Québec

« J’ai chanté sur tous les tons sur les filles et les garçons Des carottes pis des navots Ah! Venez voir comme ils sont beaux De l’ouvrage aux Canadiens et à la grocerie du coin” « Les policemen », enregistrée le 5 mai 1932. Madame Bolduc avait plusieurs cordes à son violon : écriture de chansons, enregistrement de disques, présence à la radio CKAC, série de spectacles. Après le succès de « La cuisinière », elle signe, en 1930, un contrat avec la Starr de douze disques par année, donc deux chansons à écrire par mois. Ses textes, teintés d’humour, racontent la vie quotidienne ou commentent l’actualité. Sa musique s’inspire des airs folkloriques avec des passages de turlutes comme signature vocale.

Inspirée par l’odeur des confitures, madame Édouard Bolduc compose sur le coin de la table de cuisine la chanson « La cuisinière », une chanson drôle accompagnée d’une musique entraînante. Le 6 décembre 1929, elle enregistre cette première chanson originale qui tranche avec le répertoire de l’époque. Sur la face B, elle adapte en français une chanson irlandaise « L’habit de Johnny McFellow ». Le disque remporte un vif succès.

Madame Édouard Bolduc « La cuisinière »/« Johnny Monfarleau » Starr 15665, 1929, 78 tours, Musée de la Gaspésie

« Ça va venir pis ça va venir, Mais découragez-vous pas. Moé, j’ai toujours le cœur gai Et je continue à turluter. » « Ça va venir découragez-vous pas », enregistrée le 23 septembre 1930. Nouvelle grande vedette des disques Starr et de la radio, Madame Édouard Bolduc accepte l’invitation d’aller chanter au grand bal masqué de Lachute, le 25 novembre 1930. Elle y présente son premier spectacle solo. « Vêtue de sa longue robe noire qu’elle a taillée elle-même et qui deviendra son costume de scène, Mary se présente devant une foule en délire qui l’acclame dès qu’elle entre sur scène. Accompagnée d’une pianiste, elle chante, complètement dépassée par la réaction d’une salle qui connaît toutes les paroles, reprend les refrains, turlute avec elle, commente de bravos, de sifflements et lui accorde une longue ovation à la fin. » (David Lenorgan, p. 83)

Affiche publicitaire Encre sur papier 104,6 x 37,6 cm, P11/4/b/1, Musée de la Gaspésie,

« Je m’habille modestement Pis mes chansons sont de l’ancien temps, Mais partout j’vas turluter J’ai pas honte de m’présenter. » « La chanson du bavard », enregistrée le 9 avril 1931. Quand le marché du disque s’écroule à l’été 1932, la production de spectacles prend la relève. Le spectacle réunit vaudeville et chanson. Le clou de la soirée : le tour de chant de Madame Édouard Bolduc.Il comprend des chansons à succès enregistrées sur disques que le public lui réclame, des chansons inspirées du folklore français et québécois et des chansons inédites qui ne seront jamais endisquées

Madame Bolduc a composé la chanson à boire publicitaire intitulée « La reine des bières » pour la compagnie John Labatt Ltd. Cette chanson est imprimée à l’intérieur d’une carte de souhaits du temps des fêtes signée par H. O. Tremblay de Rouyn, distributeur des produits John Labatt Ltd.

« De l’ouvrage, y va en avoir Pour tout le monde, cet hiver. Il faut bien donner le temps Au nouveau gouvernement. » « Ça va venir découragez-vous pas », enregistrée le 23 septembre 1930. Musique en feuille de la chanson « Ça va venir découragez-vous pas », grand succès de La Bolduc.Cette chanson, écrite pendant la crise économique, sème de l’espoir envers le gouvernement conservateur de Richard Bedford Bennett élu aux élections fédérales de 1930 pour redonner de l’ouvrage aux travailleurs.

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