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Vie de famille

« Moi j’suis une bonne Canadienne car j’en ai eu une douzaine Mais cela m’a empêché de continuer à turluter » « Les colons canadiens », enregistrée le 20 mars 1936. Madame Bolduc chante la douzaine d’enfants qu’elle a eue. Pourtant, sa vie de mère rime avec enfants décédés en bas âge et fausses couches à répétition. Elle a perdu trois enfants de maladies infantiles et aurait fait cinq fausses couches. Seulement, quatre enfants ont survécu : Denise, Lucienne, Réal et Fernande. Sa petite famille deviendra le cœur de sa vie. Son mari, Édouard Bolduc, a croqué sur le vif ce rendez-vous familial dans le parc Lafontaine en 1929.

« Le temps des vacances est enfin arrivé, On voit les enfants sont plein de gaîté». « Les vacances », enregistrée le 2 juillet 1932. L’été, c’est le temps des vacances en famille. Les Bolduc fuient Montréal aux plus grandes chaleurs et vont visiter la parenté. À l’été 1930, ils se rendent en train chez l’oncle John Cyr, le frère de la mère de Madame Bolduc, à Naughton en Ontario. La prolifération de moustiques à cet endroit lui inspirera la chanson « Les maringouins » enregistrée le 21 août 1930. L’été suivant, les Bolduc partent pour la Gaspésie dans leur automobile flambant neuve, une Dodge 1931.

Madame Bolduc était très fière dans le port de ses vêtements, ceux de son mari et de ses enfants. Tout le linge devait être bien repassé, sans pli, et les robes et chemises souvent empesées. La collection compte six fers à repasser dont un à gaz et quatre électriques. Celui-ci est le plus vieux fer de notre collection. Il est en deux parties avec une base ovale à une perforation de chaque côté et un support ovale s’adaptant à celle-ci, retenu par un levier. La poignée est en bois peint en vert. Ce fer de Dover Manufacturing Company était chauffé sur le poêle à bois même durant les chaleurs d’été.

Fer à repasser, 1900 po – métal, fer; bois – 13×16,7x 8,8cm – 1984.22.13.1 – Musée de la Gaspésie

Madame Bolduc était un véritable cordon bleu, selon sa fille Fernande. Pour le temps des fêtes, elle concoctait des pâtés, des tartes, des beignes… Le dernier été qu’elle a vécu, elle avait rempli le garde-manger de toutes sortes de confitures, aux prunes, aux pêches, aux fraises, du ketchup rouge, du ketchup vert… Ici, ces pots rectangulaires, provenant de l’ancienne Tchécoslovaquie, possèdent deux parois courbes, décorés d’une fine ligne dorée dans le haut et le bas, et munis d’un couvercle avec une anse.

Jarre – céramique, porcelaine – 21 x 11,5 x 11,5 cm – 1984.22.12.1-4 – Musée de la Gaspésie

« Mais vous savez dans l’fond mon mari c’t’un bon garçon, Et moi de mon côté on a rien à me r’procher. » « Mon mari est jaloux », 18 juin 1930. Aujourd’hui, le 17 août 1939, c’est la fête chez les Bolduc. Les enfants ont réuni une vingtaine de parents et amis, pour célébrer le 25e anniversaire de mariage de leurs parents.Cette fête nous ramène 25 ans en arrière, le 17 août 1914, lorsque Mary Travers et Édouard Bolduc unissaient leur destinée dans la paroisse de Sacré-Cœur-de-Jésus à Montréal.

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